Musée National Eugène Delacroix
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La place de Furstenberg

Vue de la Place de Furstenberg
Vue de la Place de Furstenberg

© RMN / G. Blot

La place de Furstenberg où Delacroix choisit de s’installer est réputée pour être l’une des plus charmantes places de Paris.

C’est en réalité une rue car le terre-plein central n’impose pas un sens giratoire. La placette est plantée de quatre paulownias qui, au printemps, lui confèrent un aspect particulièrement romantique qu’accentue l’éclairage nocturne d’un lampadaire à cinq globes.

Cet espace constituait à la fin du XVIIe siècle l’avant-cour du palais abbatial que l’on peut encore voir aujourd’hui en début de rue. Les immeubles qui bordent la place en étaient les communs. Au rez-de-chaussée se trouvaient les remises pour les calèches et les chevaux et aux étages logeaient les domestiques, ce qui explique que ces constructions ne soient pas de grande qualité.

L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés

La première abbaye de Saint-Germain-des-Prés a été édifiée sous Childebert 1er, fils de Clovis, au VIe siècle ; elle fut incendiée et pillée lors des invasions normandes au IXe siècle.

Un nouveau monastère fut bâti au XIe siècle, ainsi qu’une nouvelle église dont il ne reste plus aujourd’hui que le clocher-donjon avec ses contreforts. Au XIIIe siècle, elle est agrandie par Pierre de Montreuil qui adjoint également, parallèlement à la rue de l’Abbaye, un réfectoire, un cloître et une chapelle dite chapelle de la Vierge.

Au XIVe siècle, la cité monastique est entourée de remparts. Son périmètre suit les rues Cardinale, Jacob, Saint-Benoit et, au sud, s’étend un peu au-delà de l’actuel boulevard Saint-Germain.

Le palais abbatial est construit en 1586 par le cardinal Charles 1er de Bourbon, oncle d’Henri IV. Son appareillage de briques et de pierres de taille est l’un des premiers de ce type à Paris et sera souvent imité par la suite. Le palais est restauré et agrandi en 1691 par le cardinal Egon de Furstenberg.

L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés constitue alors un des ensembles monastiques les plus beaux du Moyen-Age. Elle va connaître un rayonnement intellectuel exceptionnel jusqu’au XVIIIe siècle ; sa bibliothèque était particulièrement riche et d’importants travaux d’érudition y ont été menés.

La Révolution sonne le glas de la communauté : l’abbaye devient entrepôt de poudre. Une vaste explosion dans la nuit du 19 août 1794 entraîne la destruction de la plupart de ses bâtiments conventuels.

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