Musée National Eugène Delacroix
Accueil > Les activités > Nouvelles acquisitions : Eugène Delacroix Étude de reliures, veste orientale et figures d’après (...)

Eugène Delacroix
Étude de reliures, veste orientale et figures d’après Goya

© Louvre/H. Bréjat
© Louvre/H. Bréjat

2011
Eugène Delacroix
Charenton-Saint-Maurice, 1798 - Paris, 1863
Étude de reliures, veste orientale et figures d’après Goya
Huile sur toile
H. 0,50 ; L. 0,61 m
1824-1825
Achat 2011 (MD 2011-1)

Un siècle et demi après qu’elle ait quitté l’appartement de la place de Fürstenberg lors de la dispersion de son contenu, cette étonnante toile a retrouvé l’atelier de Delacroix. Elle remonte, en fait, aux années 1824-1825, celles de la Scène des massacres de Scio et de la Mort de Sardanapale. L’artiste brossa rapidement et avec brio ces diverses études sans lien les unes avec les autres, d’après deux couvertures d’évangéliaires, une veste grecque ou turque, et des figures tirées d’une gravure de Goya.

Le jeune peintre avait découvert très tôt l’œuvre du maître espagnol chez ses amis d’enfance Louis et Félix Guillemardet, dont le grand portrait du père, aujourd’hui au Louvre, ornait encore le domicile familial. Delacroix collectionna avec constance les estampes de Goya qui l’inspirèrent pour nombre de dessins. Ici, il reprend le couple de la planche 27 des Caprices : « Qui est plus esclave ? ».

Oubliée mais non détruite, cette esquisse d’un format particulièrement grand pour ce type d’exercice suivit les déménagements de l’artiste jusqu’à sa mort. Signe de son caractère fascinant pour un cercle d’amateurs avertis, elle fut acquise par Philippe Burty, l’exécuteur testamentaire de Delacroix, puis à la mort du célèbre critique, elle fut adjugée en 1891, à l’un des collectionneurs les plus passionnés de l’œuvre de Delacroix, Paul Cheramy, avant de rejoindre, en 1908, la collection de Mme Langweil où elle resta par descendance. Cette émouvante toile, avec son jeu d’incisions griffonnées dans les empâtements, illumine désormais l’atelier de Delacroix, vibrant témoignage, dans sa modernité, du secret de ce laboratoire de couleurs.

Revenir en haut de page
Musée du Louvre
Crédits | Contacts | Société des amis | Répertoire des ventes | Correspondance de Delacroix | Jeux | Boutique