Musée National Eugène Delacroix
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Félix Tournachon, dit Nadar
Le Panthéon Nadar

© Louvre / H. Brejat
© Louvre / H. Brejat

2010
Félix Tournachon, dit Nadar (1820-1910)
Le Panthéon Nadar
Lithographie
1858
Don de la Société des Amis du musée Delacroix (MD 2010-1)

Journaliste et caricaturiste, Nadar imagine, en 1851, de rassembler les portraits de près de douze cents célébrités de son temps, réparties en quatre planches lithographiques. Il adopte le format dit « grand aigle », le plus grand que l’on puisse envisager pour une lithographie, réservé jusque là aux seules cartes géographiques. La première planche devait regrouper les écrivains et journalistes, la deuxième concernait le monde du théâtre, la troisième devait être consacrée aux peintres et aux sculpteurs et la quatrième rassembler les compositeurs. Ces planches devaient être accompagnées d’un volume de biographies de tous les personnages représentés. Mais la réalisation du Panthéon se révèle top exigeante, trop compliquée et onéreuse. Seule, la première planche, celles des gens de lettres, le milieu qu’il connait le mieux, est prête en 1854. Grande parade en cortège de quelques 250 auteurs, elle serpente, conduite par Victor Hugo, qui fait halte devant les bustes de Chateaubriand, Balzac et Georges Sand – figurant les ancêtres morts et la mère toujours vivante du romantisme français. Mais, aussi attractive qu’elle soit, la planche est trop encombrante et peu décorative. Nadar n’en vend guère que cent trente quatre exemplaires, ce qui le place une situation financière délicate. L’échec de cette planche l’oriente vers la photographie, qui va devenir sa plus grande gloire.

En 1858, le propriétaire du Figaro, Hippolyte de Villemessant, rachète les droits de la pierre lithographique pour la distribuer en cadeau aux nouveaux abonnés du journal. D’où ce grand titre : Prime du Figaro - Panthéon Nadar. Il demande à Nadar, pour ce second tirage, d’intégrer les principales figures qui auraient dû figurer dans les planches non exécutées. Ainsi Nadar y intercale les figures de Rossini ou de Berlioz, et – détail important– celle de Delacroix, qui y côtoie donc ses amis, ennemis, critiques et collectionneurs.

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