Musée National Eugène Delacroix
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Cahier de versions et thèmes latins et grecs

Eugène Delacroix (1798-1863)

01. © RMN / F. Raux

Eugène Delacroix
(1798-1863)

MD 2002-138
1811
Manuscrit autographe signé à la plume et encre brune
Don Société des Amis du musée Delacroix, 2002
16 folios in-4°
Signé et daté du 20 avril 1811

Ce petit cahier d’aspect modeste, un peu défraîchi, constitue un précieux document sur la jeunesse de Delacroix, comparable aux cahiers de classe conservés à l’Institut national d’Histoire de l’Art (Fondation Jacques Doucet). Composé de vingt-sept pages, ce cahier de brouillon de versions et thèmes latins et grecs a été utilisé en 1811, alors que Delacroix fréquentait le cours de troisième au lycée impérial (actuel lycée Louis Le Grand). Quelques croquis à la plume figurent sur la première et la dernière page.

 

Un élève raisonnable et réfléchi

Delacroix entra au lycée impérial, aujourd’hui lycée Louis-le-Grand, le 3 octobre 1806. Il y resta jusqu’au 30 juin 1815, se montrant un élève appliqué, révérant les auteurs anciens qu’il mettait " au-dessus de tout ". A en croire Achille Piron, son ami et exécuteur testamentaire dont il fit précisément la connaissance au lycée, Delacroix fut "un bon écolier, suffisamment appliqué, sinon très studieux, mais raisonnable et réfléchi (...) un de ces bons élèves qui comprenait tout ce qu’il faut comprendre et qui retirait le vrai fruit de ces études." Pourtant ses résultats ne furent guère exceptionnels : il redoubla son premier cours d’humanité (l’équivalent de la classe de 3e) et ne récolta qu’une dizaine d’accessits en huit ans d’études dont deux en dessin.

Des amis fidèles

Au lycée impérial, comme plus tard à l’atelier de Guérin, Delacroix a rencontré ses principaux amis avec qui il entretint des liens tout au long de sa vie. Il fit notamment la connaissance de Philarète Chasles (1798-1873), écrivain et professeur, de Frédéric Leblond, l’un des intimes du peintre, ou d’Horace Raisson (1798-1852), écrivain, journaliste et futur collaborateur de Balzac. A la sortie du lycée, en 1815, Delacroix entra dans l’atelier de Pierre Guérin (1775-1843), fréquenté par de nombreux élèves, dont Théodore Géricault (1791-1824) que le jeune peintre considéra autant comme un camarade que comme un maître. Enfin, ses années de formation s’achevèrent, l’année suivante, à l’Ecole des Beaux-Arts.

Ses cahiers attestent du reste une occupation précoce et soutenue pour les exercices calligraphiques de toutes sortes, où les arabesques les plus complexes jaillissent des mots, un goût prononcé pour la caricature et un besoin irrésistible de couvrir les pages sans laisser de marge. Un de ses condisciples, Philarète Chasles, l’a dépeint dans ses Mémoires, "poursuivant, torturant, multipliant la forme sous tous les aspects avec une obstination semblable à la fureur".

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