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Lettre de Jenny Le Guillou
à Léon Riesener

Jenny Le Guillou (Pleyben-Finistère-1801-Paris, 1869)

© RMN / F. Raux

Jenny Le Guillou
(Pleyben-Finistère-1801-Paris, 1869)

MD 2002-173
13 août 1863
Lettre autographe signée
Don Société des Amis du musée Delacroix, 2002
1 p. in-8°

Entrée au service de Delacroix vers 1835, Jenny le Guillou (1801-1869) lui fut fidèle jusqu’au dernier souffle, le veillant au cours de la nuit où il expira. Théophile Silvestre rapporte ces derniers instants : "Depuis deux heures, il regarda presque toujours Jenny, les mains dans ses mains. Incliné du côté gauche, et fort oppressé, il entendit l’angélus de Saint-Germain-des-Prés, et fit un petit mouvement. Vers sept heures moins un quart, il respirait encore...A sept heures, c’était fini."

 

Jeanne-Marie, dite Jenny, Le Guillou (1801-1869)

Originaire du Finistère, Jenny le Guillou entra vers 1835 au service de Delacroix et y resta jusqu’à sa mort. Elle remplit d’abord le rôle de la fidèle gouvernante, épargnant au peintre tout souci matériel et devint au fur et à mesure son amie et confidente. Delacroix écrit dans son Journal le 3 octobre 1855 éprouver un vif plaisir à revoir la "petite figure maigre aux yeux pétillants de bonheur [...], le seul être dont le coeur soit à moi sans réserve".

Auprès de Delacroix mourant

Lorsque la santé de Delacroix commença à s’altérer sérieusement, Jenny le Guillou entoura le peintre de toutes ses attentions et n’hésita pas à prévenir parents et amis de son maître que celui-ci parvenait au terme de sa vie. Elle reprit sa plume hésitante pour leur annoncer sa mort, survenue le 13 août 1863 à 7 heures du matin. A Léon Riesener, cousin de Delacroix, elle adresse ainsi ce court billet, dont le laconisme souligne la cruauté de l’information : " Monsieur, depuis que Monsieur Delacroix vous avait écrit il est devenu bien plus malade et j’étais tellement inquiète et tourmentée ; et comme vous disiez que vous deviez venir pour le voir, je ne vous ai pas écrit ; et Monsieur est mort ce matin à 7 h. "

Documentation

Théophile Silvestre, Eugène Delacroix, Documents nouveaux, Paris, 1864, pp. 59-64

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