Musée National Eugène Delacroix
Accueil > Les collections > Autographes > Trois Carnets de compte

Trois Carnets de compte

Eugène Delacroix (1798-1863)

© Musée Eugène Delacroix / C. Adam

Eugène Delacroix
(1798-1863)

MD 1997-21 / 22 / 23
1854-1859
Carnets brochés
Achat, avec la participation de M. Norbert Ducrot Granderye " en souvenir du commandant à la garde impériale Charles Granderye et de Madame née Marie Doublet de Ferrière ", 1997
in-12°

Précieusement conservés par Achille Piron - ami d’enfance de Delacroix qui l’avait désigné pour son exécuteur testamentaire et son légataire universel -, avec la quasi totalité des papiers classés à la mort du peintre, ces trois petits livres de comptes livrent des informations sur le quotidien de l’homme et de l’artiste. La plus grande partie des archives, demeurées chez les descendants de Piron, a été dispersée en vente publique à la fin de l’année 1997.

 

Les trois carnets

L’un des carnets, composé de 44 folios et recouvert d’une couverture cartonnée rouge, contient des comptes de ménage du 5 septembre au 24 décembre 1857 : dépenses quotidiennes et détaillées pour la nourriture, articles de ménage, poste et transports, et aussi des indications savoureuses sur les petites sommes données à " Monsieur " ou " Me Jenny ", sans oublier les "recettes" au jour le jour.

Les deux autres concernent essentiellement le chantier de la chapelle des Saints-Anges à l’église Saint-Sulpice avec une liste des dépenses de sept pages pour le compte de M. Delacroix, tenue entre le 25 juin 1854 et le 1er juillet 1858 par Pierre Andrieu qui assista Delacroix dans cette entreprise. Les frais de dépenses sont de diverses sortes : chauffage, articles de quincaillerie, couleurs mais aussi des cigares ! Sont notées également les dates des travaux après interruption.

Le 3ème carnet, couvert d’une couverture verte et formé de soixante-huit pages dont quelques feuillets libres, s’ouvre sur le compte détaillé des " couleurs livrées par M. Haro" (laque garance foncée, vermillon, terre de Cassel, vert de zinc,...) auprès de qui Delacroix s’approvisionnait en toiles, châssis, pinceaux et couleurs et qui lui avait trouvé le logement de la rue de Furstenberg. Il a été tenu entre le 24 septembre 1858 et le 15 juin 1859, date de reprise des travaux arrêtés courant novembre. En plus des couleurs utilisées, on y trouve le relevé des dépenses en cire, essence et chiffons.

Revenir en haut de page
Musée du Louvre
Crédits | Contacts | Société des amis | Réseaux sociaux | Correspondance de Delacroix | Boutique