Musée National Eugène Delacroix
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Edme Saint-Marcel
Lionne en train de dépecer un animal

Edme Saint-Marcel (Paris, 1819-Fontainebleau, 1890)

© RMN / J-G. Berizzi

Edme Saint-Marcel
(Paris, 1819-Fontainebleau, 1890)

MD 1988-7
1840
Plume et encre brune, graphite sur papier velin ivoire
Achat, 1988
H 0,159 m ; L. 0,229 m
Monogramme de l’artiste à l’encre brune en bas à droite

Passionné par les animaux, Saint-Marcel réalisa une série d’études d’animaux, fauves et chevaux, très proches de celles de Delacroix qu’il accompagnait souvent au Jardin des Plantes. Outre ce dessin à la plume et à l’encre brune, le musée Delacroix conserve d’Edme Saint-Marcel une aquarelle intitulée Lion et serpent, ainsi qu’un paysage à la plume et à l’encre noire.

 

Edme Saint-Marcel (1818-1890)

Dans l’entourage de Delacroix, Edme Saint-Marcel occupe une place à part. Peintre, dessinateur et graveur, il se forma auprès de Charles de Steuben, Théodore Caruelle d’Aligny et Léon Coqniet avant de venir travailler aux côtés de Delacroix dont il réalisa un portrait à la plume (Bayonne, musée Bonnat). L’enseignement ainsi recueilli lui donna un goût affirmé pour les animaux. Ses études sont souvent très proches de celles de son maître avec, toutefois, une tendance à la mise en scène qui lui est propre. Saint-Marcel fut aussi un paysagiste de talent et c’est pour être plus près de la nature qu’il décida de se fixer à Fontainebleau vers 1845 et exécuta de nombreux paysages de forêt, des "effets" d’hiver et de printemps favorablement accueillis par la critique.

Profondément déçu dans ses ambitions –nulle récompense ne venant couronner son travail–, l’artiste perdit peu à peu confiance en lui et se donna la mort en 1890.

Delacroix et Edme Saint-Marcel, peintres animaliers

Comme Delacroix, Edme Saint-Marcel entreprit de nombreuses compositions animalières où il fit preuve d’une puissance d’expression telle qu’elles furent parfois confondues avec celles du maître. L’art animalier fut en effet un genre prisé par Delacroix : son œuvre comprend de nombreux dessins ainsi que des pastels, des gravures et des peintures représentant des animaux. Le maître représenta en premier lieu le cheval, influencé de façon déterminante dans ses recherches par Gros et Géricault. Plus tard, et ce goût fut confirmé par son voyage au Maroc (1832), il se passionna surtout pour la représentation des félins. Ces séances d’études sont à l’origine de toute une série de scènes de combats et de chasses où figurent des fauves. Les gravures et dessins animaliers que possède le musée Eugène Delacroix, tels que Tigre couché dans le désert, Lion dévorant un cheval, Cheval effrayé sortant de l’eau... offrent un bel échantillon d’une thématique chère à Delacroix.

Saint-Marcel a souvent accompagné Delacroix et son ami le sculpteur Barye (1795-1875) lors de leurs visites à la ménagerie du museum d’histoire naturelle où ils pouvaient étudier à loisir les animaux. Le musée Bonnat conserve plus de vingt dessins de l’artiste qui, parallèlement au fonds du Louvre, également riche d’une vingtaine de dessins, donnent un aperçu des diverses factures de Saint-Marcel : traits larges et nerveux de plume ou crayon souvent rehaussé d’aquarelle.

Documentation

Georges Denoinville, "Edme Saint-Marcel, peintre, graveur, dessinateur", in La Gazette des Beaux-Arts, 1902, n° 2, pp. 242-254 et pp. 395-404

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