Musée National Eugène Delacroix
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Léon Riesener
Portrait de Mme Louis-Auguste Bornot, avec son fils Camille

Léon Riesener (Paris, 1808-Paris, 1878)

© RMN / J-G. Berizzi

Léon Riesener
(Paris, 1808-Paris, 1878)

MD 1996-14
1850
Pastel
Don, 1996
H. 0,985 m ; L. 0,790 m
Signé et daté en bas à droite : Riesener/ Léon/ 1850

Exécuté dans une harmonie de bleus soutenus, ce portrait représente une des cousines par alliance de Delacroix, Félicie Poissonier, qui avait épousé en 1832 Louis-Auguste Bornot (1802-1888), propriétaire entre 1841 et 1888 de l’abbaye de Valmont où Riesener et Delacroix avaient pu se retrouver lors de séjours communs.

 

Léon Riesener, le cousin de Delacroix

Léon Riesener est un des cousins de Delacroix du côté maternel. Leur grand-mère, Françoise-Marguerite, avait épousé en premières noces l’ébéniste Jean-François Oeben. Trois filles naquirent de cette union, dont Victoire, mère de Delacroix. A la mort de Jean-François Oeben, Françoise-Marguerite se remaria avec un autre ébéniste, Jean-Henry Riesener. Leur fils, Henry-François, eut une carrière artistique couronnée de succès (il fut le portraitiste en vogue à la cour des tsars). Formé par son père au métier de peintre, Léon a été quelque peu dominé par son illustre cousin, sans paraître en éprouver de l’amertume. La correspondance échangée entre eux l’atteste. Delacroix à sa mort lui légua une somme de 20 000 francs et la maison qu’il avait achetée à Champrosay. On doit à Léon Riesener de nombreux portraits, dont ceux de sa famille, réalisés à l’huile ou au pastel, une de ses techniques de prédilection. Parmi ceux-ci, l’un des plus célèbres est celui de sa femme, le Portrait de Madame Léon Riesener, née Laure Peytouraud, aux teintes délicates à dominantes de roses, que le département des Arts graphiques du musée du Louvre prête régulièrement au musée Delacroix. Le nom de Riesener est également associé à Paris au programme décoratif de la bibliothèque du palais du Luxembourg (actuel Sénat ; 1840-1848), à celui de la chapelle de l’hospice de Charenton (1843-1849) et à l’église Saint-Eustache (1854-1857). Ami de Fantin-Latour et de Berthe Morisot, Riesener fut apprécié par les impressionnistes. Degas acheta à sa vente posthume 75 de ses dessins.

Léon Riesener à Valmont

Ce portrait au pastel de Félicie Bornot, épouse du cousin de Léon Riesener, Louis-Auguste Bornot, atteste l’étroitesse du lien qui unissait Riesener à sa famille : il venait à Valmont en voisin car sa mère habitait Rouen. Il y réalisa un certain nombre de dessins, notamment ceux de la bibliothèque, de l’escalier qui y conduit ainsi que d’un autel de l’église devant un vitrail. Il y séjourna en compagnie de son cousin Eugène Delacroix, notamment en 1829 ; jamais, la notoriété de ce dernier ne parut affecter les sentiments fidèles et affectueux qui unissaient les deux cousins.

Documentation

Geneviève Viallefond, Le peintre Léon Riesener (1808-1878), sa vie, son œuvre avec des extraits d’un manuscrit inédit de l’artiste, Paris, 1955

Jean Bergeret, "Les bénédictines de Lisieux à Valmont. Souvenir d’Eugène Delacroix et de Léon Riesener", in Le pays d’Auge, 44e année, n° 2, février, 1994, p. 2-10

Arlette Sérullaz, Delacroix et la Normandie, catalogue exposition, Paris, musée Eugène Delacroix, 1993, n°8, p. 63.

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