Musée National Eugène Delacroix

Etude de fleurs

Eugène Delacroix (1798-1863)

© RMN / J-G. Berizzi

Eugène Delacroix
(1798-1863)

Vers 1845-1850
Aquarelle, sur traits de graphite
H. 0,310 m ; L. 0,209 m
En bas à dr., cachet de la vente après décès d’Eugène Delacroix
Don Mme Jean Adhémar, 1980
MD 1980-1

Cette feuille, qui présente un pavot, une anémone et un pavot de Californie, atteste la curiosité naturaliste de Delacroix pour toutes les choses de la nature. Une telle étude faite, l’artiste pouvait ensuite peindre des compositions florales éclatantes d’imagination et de couleurs, comme les tableaux de fleurs présentés au Salon de 1849.

 

La jouissance de la nature

Delacroix aime la nature et ressent profondément le besoin de s’y ressourcer, loin des bruits de la ville. A cet effet, il loue en 1844 puis achète en 1858 une petite maison à Champrosay en bordure de la forêt de Sénart. On sait combien il goûtait également du calme de son petit jardin parisien de la rue de Fürstenberg. Sensible à la beauté des paysages, des arbres et des fleurs, sources d’inspiration fondamentales pour le peintre coloriste, il observe et dessine pendant ses « délicieuses promenades » et note ainsi dans son Journal ici et là : « profusion de fleurs énormes », « camélia d’une taille extraordinaire », « architecture subtil d’un lys jaune »… C’est avec cette moisson de couleurs et de ressentis qu’il prend ses pinceaux, de retour en atelier.

L’étude de fleurs

Le peintre observe les fleurs, de manière précise et délicate à la fois, en botaniste et en esthète. La mise en page de ce dessin aérien et subtil fait penser aux planches illustrant les livres de botanique au début du XIXe siècle. Delacroix utilise ici la technique de l’aquarelle qui rend à merveille la fragilité et les harmonies subtiles de ces fleurs.

Les bouquets de fleurs peints

A l’huile également, Delacroix peint les fleurs qu’il a ainsi observées et dessinées, en bouquet ou dans la nature au cœur des paysages. C’est en vue du Salon de 1849 qu’il peint dans les années 1848-49 cinq grandes compositions florales, lesquelles offrent, dans leur luxuriance, une débauche de couleurs telle qu’elles sont une véritable « fête pour l’œil ».

Bibliographie sélective

Ivan Bergerol, Arlette Sérullaz, Eugène Delacroix, aquarelles et lavis au pinceau, Paris, 1998, p. 102 repr.

Collectif, George Sand, une nature d’artiste, catalogue exposition, Paris, musée de la Vie romantique, 1998, n° 76, repr.p. 91.

Collectif, Delacroix, Othoniel, Creten, Des fleurs en hiver, catalogue exposition musée Delacroix, Paris, co-édition musée du Louvre – Le Passage, 2012, repr. p.71.

Revenir en haut de page
Musée du Louvre
Crédits | Contacts | Société des amis | Réseaux sociaux | Correspondance de Delacroix | Boutique