Musée National Eugène Delacroix
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Etudes pour La Grèce sur les ruines de Missolonghi et pour La Liberté guidant le peuple

Eugène Delacroix (1798-1863)

© RMN / H. Lewandowski

Eugène Delacroix
(1798-1863)

MD 1982-1
Graphite, plume et encre brune, lavis brun
Achat, 1982
H. 0,260 m ; L. 0,390 m
Annoté de la main de Delacroix, vers le centre : nuage qui cache la fin de la mer les rayons de soleil percent son obscurité.

Cette feuille présente, dans sa partie la plus élaborée, une recherche pour la figure féminine de La Grèce sur les ruines de Missolonghi (1826, Bordeaux, musée des Beaux-Arts). Curieusement, cette évocation des malheurs du peuple grec opprimé par les Turcs est à l’origine de l’inspiration de Delacroix pour le personnage allégorique de La Liberté guidant le peuple (1831, Paris, musée du Louvre) qu’évoquent les autres croquis dispersés sur cette feuille.

 

Les héros de Missolonghi

Acquise à la vente de l’atelier du peintre Félix Buhot en 1982, cette feuille présente dans sa partie gauche une étape préliminaire au tableau que Delacroix exécuta en 1826 (Bordeaux, musée des Beaux-Arts) et qui rend hommage à la résistance héroïque des quatre mille défenseurs de la ville de Missolonghi encerclée en 1825 par une armée de trente-cinq mille hommes appuyée par la flotte turque. Pour ne pas tomber aux mains de leurs ennemis, les derniers résistants se firent sauter avec leurs femmes et leurs enfants.

Recherches et composition

Plutôt que de représenter de façon littérale l’un des épisodes les plus sanglants de la guerre d’indépendance des Grecs contre les Turcs, Delacroix privilégia le recours à l’allégorie. Ses premiers dessins montrent qu’il envisagea au début une composition presque carrée, centrée sur une figure féminine courbée sous le poids de la douleur. Lorsque s’imposa à lui l’idée d’une figure emblématique surgissant des ruines, l’axe de la scène bascula et la composition finale prit la forme d’une bannière monumentale. Les croquis jetés autour du motif principal se rapportent en revanche au tableau exposé au Salon de 1831, La Liberté guidant le peuple (Paris, musée du Louvre), aboutissement inattendu des études inspirées à Delacroix par ses inclinations philhellènes : on distingue notamment un personnage sonnant de la trompette, un autre affalé sur un canon, un homme agenouillé, tendant le bras.

Documentation

Hélène Toussaint, La Liberté guidant le peuple de Delacroix, catalogue exposition, Paris, musée du Louvre, 1982, n°3, repr.

Arlette Sérullaz et Vincent Pomarède, Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, Paris, 2004, p. 30.

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